• Tordre le cou à la tétine

Yvonne Coincon, pédopsychiatre, membre de l’association des psychiatres de secteur infanto-juvénile, interviewée dans Le Parisien du 30 janvier, tord le cou à un certain nombre de préjugés sur la tétine et indique que la tétine est avant tout « une source d’apaisement pour l’enfant et participerait à son automonisation ».
Non, elle n’est pas un frein au développement du langage chez l’enfant, non, elle n’est pas plus sale que ses doigts ou son doudou, non, elle ne déforme pas le palais contrairement au pouce. Et de rappeler que le besoin de sucer est fondamental pour le tout-petit, qui lui apporte plaisir et détente grâce aux endomorphines secrétées.
À l’inverse, la tétine devient un problème quand elle signifie « tais-toi » et se réduit à un bouchon placé dans la bouche de l’enfant qui tend à l’isoler et à l’enfermer dans sa solitude alors qu’elle peut être un levier pédagogique quand on apprend à l’enfant à l’utiliser à bon escient : frustration, tristesse… Pour le sevrage, il convient de l’accompagner sans lui imposer l’arrêt.