• Métiers de la petite enfance : on recrute !

Depuis quelques années maintenant, les besoins de recrutement des professionnels de la petite enfance sont en constante augmentation. Plusieurs facteurs seraient à l’origine de cette pénurie : d’une part les départs massifs à la retraite de la génération des baby-boomers couplés à un taux de natalité toujours élevé dans l’Hexagone, d’autre part une prochaine abrogation du décret Morano qui prévoit moins de personnels qualifiés dans les crèches et une offre en formation trop faible par rapport à la demande (on compte en Île-de-France 350 demandes pour seulement 50 places offertes). Par ailleurs, les professionnels du secteur sont soumis à un fort niveau de turn-over lié certainement à une faible attractivité financière et des conditions de travail pénibles. Autre frein : le parcours de formation semble peu « fluide pour la filière » selon le ministère de la Famille.

Pour pallier ce manque, certaines initiatives voient le jour comme celle de la ville de Paris qui a passé une convention avec la région Île-de-France, visant à former davantage d’auxiliaires de puériculture. « On arrive maintenant à calibrer et ajuster les besoins », assure Christophe Najdovski, maire adjoint chargé de la petite enfance. Reste un frein : « le coût des centres de formation, essentiellement privés », reconnaît-il.

Certaines entreprises de crèche ont également trouvé la solution en ouvrant des centres de formation internes leur permettant de « parer aux difficultés de recrutement, d’enrayer un fort turn-over et de transmettre directement les valeurs et le savoir-faire » de l’entreprise, comme l’explique Francisca Rio, directrice de formation à La Maison bleue. Une autre société, Yoopala, vient de son côté d’inaugurer son centre de formation dédié au CAP petite enfance à Paris.

fotolia © DURIS Guillaume